
Pour trouver sa place en phase finale, cela ne va pas se jouer à grand chose et il faudra aller jusqu'au bout pour valider sa place. Face à Aurillac, Brive devait prendre tous les points possibles pour continuer à rester dans la course au podium. C'est chose faite et la prochaine journée pourrait être décisive.
C'est toujours excitant de se retrouver dans la course à la phase finale. En même temps, il faut suivre le match de ton équipe mais toujours garder un oeil sur ce que font des concurrents directs. Mais ce n'est qu'à la fin qu'on fait les comptes.
Les points positifs
Festival offensif. Brive n'avait pas vraiment d'autre choix que de gagner pour rester dans la course. Avec la défaite à Oyonnax une semaine auparavant et la victoire avec bonus d'Agen la veille, Brive devait l'emporter face à Aurillac et avec le bonus si possible. Malgré un début de rencontre compliqué, les brivistes ont su corriger leurs erreurs du début de match pour s'offrir un matelas intéressant à la pause et pour ensuite s'envoler au tableau d'affichage. Le CAB réalise un énorme carton avec 75 points et 11 essais marqués dont 54 et 8 seulement en 2e période. 54 points et 8 essais en 80 minutes, c'est déjà énorme mais le faire en seulement 40 minutes, c'est même presque "too much". Brive reprend la 5e place à Oyonnax et colle à Valence-Romans pour la 4e place tout en étant à portée de Provence et de la 3e place. Il reste trois journées à jouer et le barrage à domicile est tout sauf un mirage.
Les avants à la rescousse. On le sait : à Brive, quand le bateau tangue, les avants sont là pour remettre de l'ordre. En début de match, si c'était brouillon et imprécis au moment de toucher les ailes, c'était plutôt bon dans l'axe. C'est ainsi que Brive a insisté devant et avec son arme favorite : le maul. Chaque talonneur a franchi la ligne, une fois pour Benjamin Boudou et deux fois pour Yanis Charcosset. Tous les mauls ne sont pas allés au bout mais ils ont amené du danger et des essais en seconde main. Konstantine Mikautadze et Anthony Coletta ont marqué en force, tout comme Asaeli Tuivuaka. Brive a cette force de frappe devant qui peut le sortir de nombreuses situations compliquées. Ce n'est la solution ultime et le CAB le sait très bien mais ça peut aider à trouver une certaine dynamique dans une rencontre qui pourrait être mal engagée.

Un regain de confiance pour certains. Dans un match au score très fleuve, c'est aussi le moment pour tout le monde de prendre confiance. La première période a été compliquée pour lui mais au moins, il termine le match avec un sourire. Asaeli Tuivuaka a souffert en début de match avec de nombreuses pertes de balle. Sorti sur décision technique, il est revenu sur la pelouse en seconde période et s'est offert son essai, de manière à apporter du positif à sa rencontre. Absent depuis deux mois du groupe, Erwan Dridi a chuté dans la hiérarchie des ailiers. Cela ne va pas être simple de remonter et se faire une place pour la phase finale. Auteur de 8 essais, tous à domicile, Dridi avait l'occasion de débloquer son compteur. Il a beaucoup tenté et juste avant la sirène, il parvient à trouver l'ouverture pour inscrire son 9e essai et donc toujours à domicile. Curwin Bosch ne joue pas autant qu'il le voudrait mais vendredi, il a montré toute sa palette technique, avec sa vitesse, ses appuis et sa vision. Petite frayeur à la fin avec un genou touché mais cela ressemble plus à de la précaution qu'à une réelle blessure.
Le point négatif
L'entame de match. Il y a une semaine, Brive avait manqué son début de match et avait été pris par l'intensité mise par Oyonnax. Dans un style différent vendredi mais l'entame de match a été également manquée par Brive face à Aurillac. Aurillac n'a pas hésité à jouer, à déplacer le ballon et à profiter des pertes de balle du CAB pour réaliser des contres dangereux. De l'autre côté, le CAB a été imprécis, indiscipliné, brouillon. Si dans l'axe et avec les avants, le jeu était plutôt en place mais dès qu'il a fallu toucher les ailes, c'est là que le problème est arrivé. Cela a été une galère pour alerter les ailiers. Entre passes mal assurées et courses mal synchronisées, tout a souvent terminé en touche. Un joueur a illustré cette déconnexion : Asaeli Tuivuaka. L'ailier a commis de nombreuses imprécisions malgré toujours de l'énergie à donner. Le staff l'a sorti avant même la demi-heure de jeu. On a vu une discussion avec Pierre-Henry Broncan qui a dû lui expliquer le pourquoi du comment et a dû chercher à le remotiver (il reviendra en 2e période et marquera un essai). Pendant 35 minutes, la rencontre n'a pas été aussi facile que le score final pourrait le laisser croire. Cela va être un point à surveiller jeudi à Valence-Romans pour voir si, à nouveau, Brive va se manquer sur son entame de match.

En conclusion
Comme à Oyonnax, Brive a connu un retard à l'allumage mais celui-ci a pu être compensé et effacé par la grosse performance en deuxième période. Brive a réussi à se régler, d'abord en s'appuyant sur ses avants, comme souvent, puis ensuite en réglant les problèmes de transmissions dans le jeu au large. Au final, une victoire très large mais qui ne vaut que 5 points au final. Une victoire bonifiée qui maintient Brive dans la course à la 3e place. Avec Aurillac dans le rétroviseur, il faut passer à Valence-Romans et jeudi, pas besoin de chercher une motivation extra : il faut seulement regarder le classement pour comprendre l'importance de la rencontre. Le barrage à domicile se joue jeudi soir au stade Georges Pompidou.
Images : Canal+Live
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